51°16’44”N 12°19’46”E

“51°16’44”N 12°19’46”E”
Encre de Chine sur papier Moleskine
21 x 26 cm, 2020
“51°16’44”N 12°19’46”E”
Encre de Chine sur papier Moleskine
21 x 26 cm, 2020

Entre le 13ème et le 15ème jour de confinement, j’ai pu réaliser un petit fragment de forêt sans profondeur et hors des repères de la perspective.

Cette image est simplement réduite à un amoncellement de détails sans qu’il soit possible de lui assigner une place dans un contexte particulier. Ici la forêt est plutôt composée d’un inextricable labyrinthe végétal qui empêche toute possibilités de la pénétrer.

Seules les coordonnées GPS permettent d’identifier la forêt et de lui assigner une réalité physique ( 51°16’44”N 12°19’46”E).

Au-delà de cette image, en France, nous sommes encore sous confinement et le temps semble s’être arrêté. Il n’est plus possible dans ce “temps” de divaguer en forêt et de profiter du printemps, alors ce “temps” peut être bénéfique pour tester d’autres chemins plastiques et de s’essayer à de nouveaux récits visuels.

C’est aussi un temps pour moi qui me permet d’envisager la suite de mon parcours en Allemagne dès que les frontières auront ré-ouvertes et de voir l’Europe à nouveau unie, solidaire et sans frontières.

Il me reste encore la moitié du parcours a réaliser pour arriver en mer baltique. Cette seconde partie du parcours j’envisage de la réaliser en tant que cycliste, en profitant à ce moment là des panoramas de l’Allemagne du Nord! Ça va être chouette!

En attendant le déconfinement, gardez la pêche et portez vous bien!

Juste avant le Covid19

Quelques heures avant la fermeture des frontières entre la France et l’Allemagne, j’ai encore eu la chance de pouvoir voir, visiter et faire une petite rétrospective de mes dessins au Jardin Botanique de l’Université de Leipzig.

Cette dernière journée en Allemagne était dédiée à visiter le Jardin botanique de l’Université de Leipzig. Il est le plus ancien jardin botanique d’Allemagne et l’un des plus vieux au monde, remontant au moins à 1542. Le jardin abrite environ 7 000 espèces dont 3 000 disséminées dans une dizaine de collections. Le jardin comporte notamment des départements d’Europe orientale et d’Asie, des forêts de l’hémisphère Nord, des prairies, de l’Amérique du Nord orientale, tout comme des végétaux des milieux humides avec la flore régionale.

Le climat devenait de plus en plus incertain concernant le Covid19 et l’on parlais depuis quelques heures malheureusement de la fermeture des frontières entre pays européens. La fermeture des espaces publiques, des musées, et l’annulation des liaisons entre la France et l’Allemagne m’ont décidé à mettre en pause ce projet de découverte des forêts primaires européennes et des paysages néo-formés.

Personne ne sais combien de temps va durer cette crise sanitaire, mais l’idée de la réouverture des frontières internes et externes en Europe m’enthousiasme! Le projet pourra alors se poursuivre vers le nord de l’Allemagne et vers la mer baltique !

J’ai aussi eu la chance de rencontrer tout au long de cette première partie de voyage des personnes me présentant leur vision de l’Allemagne et de l’Europe. Elles m’ont présentées leurs villes et leurs forêts, mais surtout m’ont offert un cadre accueillant et chaleureux à toutes les étapes du parcours. MERCI !

Je suis maintenant de retour à Mulhouse avec mes crayons et mes carnets, où je continue a documenter les forêts…

En attendant la réouverture des frontières, portons nous tous bien et vivons intensément !

Leipzig
Altes Rathaus (Leipzig)
Jardin Botanique de l’Université de Leipzig
Jardin Botanique de l’Université de Leipzig
“Point Alpha” (entre la Hesse et la Thuringe / ancienne frontière entre la RDA et la RFA)
Forêt de Briesetal (Brandenburg)
Forêt de Hambach (Rhénanie-du-Nord-Westphalie)
Forêt de la Hardt (Alsace)
“Barricade” (Forêt de Hambach – Rhénanie-du-Nord-Westphalie)
Forêt de Simonswald (Forêt Noire)
Forêt de Montenach (France)
Forêt de Merzhausen (près de Freiburg i.B)
Forêt de Hambach (Rhénanie-du-Nord-Westphalie)
Forêt de Rédange (France)
Forêt de Montenach (France)
Forêt de Simonswald (Forêt Noire)
“Point Alpha”
“Point Alpha”
“Barricade” (Forêt de Hambach/Rhénanie-du-Nord-Westphalie)
Jardin botanique de l’Université de Leipzig

“Cossi” pour les intimes

La dernière étape avant l’arrivé du Covid19 était Leipzig ! Plusieurs raisons m’ont conduit à venir en Saxe!

La première surtout était de voir un exemple de renaturation, ou de restauration d’une ancienne mine de lignite à ciel ouvert. Ici, il n’y a plus de paysages lunaires, ni d’énormes cratères dans le sol, mais plutôt un lac artificiel dédié aux pratiques sportives et de tourisme. Et qui malgré tout est rendu agréable et beau. Il y a même un port de plaisance…

Le lac de Cospuden ou “Cossi” pour les intimes a été pourtant une mine de lignite à ciel ouvert entre 1974 et 1990 et a permis l’excavation et l’exploitation de 87 millions de tonnes de lignite. Par la suite un collectif citoyen de 10 000 personnes (Stoppt Cospuden) à permis l’arrêt définitif de l’exploitation et la renaturation du site.

A la vue de cet espace “serein”, on peine à imaginer auparavant un espace traumatisé. Il s’agit bien pourtant d’un site totalement artificiel qui est organisé par l’humain. Construit et anthropique. A cet espace on lui assigne une seconde nature. Que signifie maintenant l’état “sauvage” ou “premier” de la nature dans un espace naturel entièrement réorganisé par l’homme ? Que voit-on ? Qu’entend-on de différent ? Quelles relations entretenons-nous avec les milieux naturels? Artificiels?

L’idée de nature, largement interrogé au cours des siècles par les artistes, se trouve aujourd’hui à nouveau réinterprétée au contact des changements politiques, sociaux, industriels ou écologiques. Comment actuellement rendre compte de ce travail, ici de renaturation, de retour à une prétendue “pureté” ou à un état qualifié de “sauvage” ?

Cospudener See près de Leipzig (Saxe/DE)
Cospudener See près de Leipzig (Saxe/DE)
Cospudener See près de Leipzig (Saxe/DE)
Au sommet de la ” Bistumshöhe ” – Cospudener See près de Leipzig (Saxe/DE)
Avant le Cospudener See, une mine de lignite en 1993

Monte Kali à Heringen

Ce paysage ici à Heringen dans le Land de Hesse sort de l’ordinaire puisque qu’il est totalement construit au XXème siècle par l’Homme. C’est une montagne, la plus haute d’Europe (439 mètres) qui n’est pas d’origine naturelle. C’est aussi le plus grand et plus haut terril issu de l’exploitation de la potasse. Ses dimensions atteignent 450 mètres de hauteur, 1 100 mètres de longueur et 700 mètres de largeur pour une surface de 55 hectares, représentant une masse estimée à 150 millions de tonnes.

Dans ma pratique artistique où la notion de paysage est une composante importante, il me parait nécessaire de traverser ce nouveau paysage anthropique. L’industrie à engendré de nouveaux paysages, quelques fois à l’opposé des conceptions romantiques.

Après avoir visité quelques forêts primaires encore existantes et vivante, j’ai été impressionné de voir ce paysage neo-formé hérité de l’industrie et qui part endroit me rappelait ma région d’origine avec ses mines de potasse. En Alsace comme ici en Hesse, cette industrie à formé de nouveaux paysages, mais aussi à participé au développement social et économique de toute une région.

Ce terril se situe à cheval entre le Land de Hesse et de Thuringe qui pendant plus de 40 ans se séparaient entre le RDA et la RFA. Les galeries n’ont malheureusement jamais pu traverser les frontières.

Emmanuel Henninger, Monte Kali, Heringen, Deutschlad, Tusche
Monte Kali à Heringen dans le Land de Hesse (DE)
Emmanuel Henninger, Monte Kali, Allemagne
Monte Kali à Heringen dans le Land de Hesse (DE)
Emmanuel Henninger, Paysage, Allemagne
Terril de sel composé pour 96 % de Chlorure de Sodium
Emmanuel Henninger, Allemagne
Monte Kali
Exploitation à Heringen
Monte Kali
Monte Kali
Monte Kali
Emmanuel Henninger, Dessin, Allemagne, Art, Artiste, Encre de Chine, Foret
Barricade” – Encre de Chine sur papier Moleskine – 21 x 26 cm – 2020
Henninger, Art, Dessin, Paysage, Bois, Allemagne
Barricade” – Encre de Chine sur papier Moleskine – 21 x 26 cm – 2020

Paysage lunaire à Garzweiler

Paysage apocalyptique ici à Garzweiler en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. C’est la plus vaste mine à ciel ouvert en Allemagne. Elle dévore le paysage tout autour. C’est maintenant devenu un trou de 200 mètres de profondeur sur plus de 50 kilomètres carrés, où la végétation est devenue quasi inexistante. Ce paysage à la Mad Max est creusé par les baggers, ces excavatrices géantes de 15 000 tonnes, de 200 m de long et de 100 m de haut.

C’est aussi et surtout devenu un drame humain pour beaucoup d’habitants et qui est synonyme de la destruction de leurs villages, de leurs forêts et de leurs terres agricoles.

La forêt de Hambach est distante d’environ 50 km et le contraste est malheureusement saisissant entre d’une côté une forêt vieille de plus de 12 000 ans, riche en biodiversité et de l’autre un décor lunaire à Garzweiler II !

Emmanuel Henninger, Garzweiler, Allemagne, Artiste
Mine de Garzweiler II (DE)
Mine de Garzweiler II
Mine de Garzweiler II
Mine de Garzweiler II
Emmanuel Henninger, Art, Allemagne, Dessin
Forêt de Hambach – Encre de Chine sur papier Moleskine – 21 X 26 cm – 2020
Emmanuel Henninger, Art, Artiste, Allemagne, dessin, encre, papier, mine, charbon
Forêt de Hambach – Encre de Chine sur papier Moleskine – 21 x 26 cm – 2020
Emmanuel Henninger, Stickers, allemagne
Skywalk – Mine de Garzweiler (DE)
Mine de Garzweiler II
Emmanuel Henninger, Art, Allemagne, dessin, charbon, mine
Forêt de Hambach – Encre de Chine sur papier Moleskine – 21 x 26 cm – 2020

Hambacher Forst

La forêt de Hambach qui est située entre Cologne et Aix-la-Chapelle en Rhénanie du Nord-Westphalie, est une des forêts les plus vieilles et la dernière forêt primaire d‘Europe centrale. Elle existe depuis 12 000 ans, ce qui est exceptionnel. À un moment donné la forêt faisait 5 500 ha. Maintenant il ne reste que 1 100 ha, le reste ayant été détruit par la RWE (Reinisch-Westfälisches Elektrizitätswerk) et par l’exploitation d’une mine de lignite à ciel ouvert. Pour les activistes vivant dans la forêt, il ne s‘agit pas juste de protéger la forêt, c‘est aussi une question de changement climatique, de santé, de relocalisation, d‘expropriations et de qui prend les décisions.

J’ai pu visiter cette forêt du 17 au 22 février 2020, et si on va dans cette forêt, si on s’y détend, si on y flâne, si on la dessine, ou si on la défend, on la saisira autrement qu’en termes de chiffres, de ressources de lignite, ou de données. On y découvre une autre perception que celle utilitariste du territoire. Un autre rapport au monde peut alors se construire, fait d’espaces boisées, avec de grands arbres, ou bien de petits bosquets, de sapinières, et de plusieurs réseaux d’habitats au plus proche de la nature. Ce qui m’a frappé lors de ma première visite, c’est sa verticalité. C’est peut-être d’abord cela une forêt et ce que l’on a envie d’y défendre : un élément vertical mais aussi quelque chose qui, contre l’absurdité du monde administré, peux se déployer et inviter à de nouveaux rapport à soi, aux autres, et au monde.

Il n’est pas tant question ici de ce que nous imaginons communément d’une forêt que des usages et des liens que nous entretenons avec les forêts. Il s’agit ici de voir comment nous sommes une part d’elle. Cette forêt de Hambach n’est pas tant ce bout de nature sauvage qu’une certaine composition tout à fait singulière de liens, d’êtres vivants, et de manière de penser le monde. Cette forêt, c’est surtout une réalité sensible, une façon singulière d’habiter le monde, de le penser en dehors de toute forme de domination, de l’imaginer, et de s’y attacher. Ceux qui habitent cette forêt luttent pour la justice climatique qui est aussi un combat pour un monde sans dirigeants et libre des forces capitalistes. C’est un combat contre un système de domination, de destruction et de hiérarchie. Dans tous les cas, et c’est ce qui rend cette forêt particulière à mon sens et me donne envie de la dessiner, elle offre un espace d’émancipation individuel pour tou-te-s. Cette forêt, avec d’autres comme à Notre-Dame-des-Landes, Bure, Gorleben, etc, permet surtout aux imaginaires de s’intensifier.

Hambach, forêt, Emmanuel Henninger, Allemagne
“Oaktown Camp” – Forêt de Hambach (DE)
Emmanuel Henninger, Allemagne, Camp, Hambach
“Winkel Camp” – Forêt de Hambach (DE)
“Hazelnut Camp – Forêt de Hambach (DE)
Emmanuel Henninger, Hambach, Mine, Lignite
Mine de Lignite de Hambach (DE)
Emmanuel Henninger, lignite, Hambach, Allemagne
Mine de lignite de Hambach (DE)
Emmanuel Henninger, Mine, Allemagne, Lignite
Mine de lignite de Hambach (DE)
Mine de lignite de Hambach (DE)
Cologne (DE)
Emmanuel Henninger, Dessin, mine, Allemagne, Hambach
Forêt de Hambach (DE) – Encre de Chine sur papier Moleskine (détail) – 21 x 26 cm
Hambach, encre, noir et blanc, Emmanuel Henninger
Forêt de Hambach – Encre de Chine sur papier Moleskine – 21 x 26 cm

Into the woods

Photos: Oliver Kramer

Placer les forêts dessinées dans les éléments naturels qui les composent et tenter de trouver une scénographie est peut être l’achèvement du processus ?

Ces dessins de nature doivent aussi être compris comme les traces d’un passage ou d’un transfert du registre de l’image photographique à celui sensuel du dessin pur où seul varie la densité de la couche d’encre de Chine.

Il s’agit d’une transposition de l’image photographique (chaque dessin est le produit d’une photographie identifiant une forêt, soit en France ou en Allemagne) vers une nouvelle génération d’images dessinées. Et il s’agit peut être de la finalité du processus que de replacer ces images dessinées au sein des éléments naturels qui les ont inspirés et où l’on distingue la végétation, les étendues, les reliefs et les cours d’eau.

Ce rapport de transcription d’un paysage naturel, par le biais de la ligne graphique, rend visible mais aussi lisible ce qui autrement resterait chaotique. Le dessin de paysage est alors une façon de prendre connaissance du terrain, d’en dégager les lignes de forces qui le structurent et de comprendre l’histoire dont il est issu.

Cette exploration photographique des forêts est faite en hiver , ce qui permet de mieux comprendre la structuration des arbres et des lignes de forces. Une citation de David Hockney illustre cette idée: “Ceux qui croient que l’hiver est une période pendant laquelle le monde est mort se trompent. Les arbres ne sont jamais aussi vivant qu’en cette saison. On peux pratiquement voir leur élan vital. Les branches s’étirent dans la douleur vers la lumière“.

Par ces dessins il s’agit aussi et surtout de dégager l’atmosphère et les liens archaïques et organiques que nous partageons avec le vivant. La relation que nous entretenons avec la nature nous oblige actuellement à repenser notre être au monde comme une intériorité, et une intimité à partager avec tous les vivants. Un lien existentiel à la nature.

Les prises de vues ont été faites par un ami photographe (Oliver Kramer) dont le travail photographique rejoint les préoccupations autour de la nature et du paysage. Vous pouvez suivre son travail très riche ici : https://visualdiary.li/

Les photos ont été réalisés à Kandel en Forêt-Noire.

600 000 feuilles

Un arbre créer généralement 600 000 feuilles par saison! Il produit ainsi la quantité d’oxygène nécessaire à 10 personnes par jour. Il est donc primordial à notre environnement et à notre équilibre.

En travaillant ce dessin, j’ai tenté d’aborder deux directions qui me paraissent importantes dans la suite de mon travail plastique:

  • la notion du ALL OVER, qui consiste à répartir de façon plus ou moins uniforme les éléments graphiques sur toute la surface (en anglais all over) du tableau ; celle-ci semble ainsi se prolonger au-delà des bords, ce qui élimine le problème du champ.
  • l’abolition de la notion d’horizon dans ce paysage qui s’apparente dans ma pratique à une idée d’ordre symbolique. Il n’y a plus d’ailleurs, pas de haut ou de bas, ni de ciel ou terre, de proche ou de lointain. La nature est juste présente et immersive. La notion d’horizon est une structure anthropologique de la perception humaine et en tentant d’abolir cet horizon, j’essaye d’emmener mon regard vers mon environnement immédiat, vers un ensemble fini. En essayant d’abolir cette notion dans la représentation de ce paysage, je tente par la même occasion d’abandonner une vision anthropocentrique de l’univers.

Ici le rôle central est attribué à la nature. L’homme n’étant plus dans une position hiérarchique par rapport aux autres espèces.

Depuis les premières esquisses du dessin jusqu’au résultat final, plus de 2 600 km² de forêts primaires ont disparues dans le monde….

Emmanuel, Henninger, noir et blanc, dessin, ligne, encre de chine, points, forêt
En cours de réalisation – Janvier 2020
Somnambule, forêt, Emmanuel, Henninger, dessin, patience, art, dessin contemporain
Forêt somnambule, encre de Chine sur papier – 40 X 60 cm
Somnambulistic Forest, Emmanuel Henninger, Dessin, art, art contemporain, encre, branches, arbres
Forêt somnambule, encre de Chine sur papier – 40 X 60 cm

Partout, la nature

Pour ce premier dessin de 2020, je tente d’introduire et de me rapprocher graduellement de la notion du ALL OVER dans la représentation du paysage de nature en essayant de recouvrir l’ensemble de la surface sans hiérarchie de plans.

Peut être pour s’approcher d’une expérience immersive dans la nature ?

En réalisant ce dessin, j’ai écouté l’album “Tin Hinane” (2011) de Kel Assouf.

Le cinquième morçeau de cet album m’a particulièrement touché: “Akaline“.

Akaline” signifie en Tamasheck, la langue des Touaregs, “Ma Terre“.

Anana, le chanteur parle de voyage, de déracinement et de la beauté déchirante d’un paysage abandonné à la désolation. Le pays chanté par Anana n’est pas seulement son pays, mais aussi le notre.

Kel Assouf – “Akaline” – Tin Hinane (2011)

Montenach, Black, White, Paysage, All Over, nature, Emmnuel Henninger, Lorraine, France, Dessinateur
Encre de Chine sur papier Moleskine – 13 x 21 cm
Réserve naturelle de Montenach (Grand Est – France)
Dessin, Emmanuel Henninger, Montenach, Noir et blanc, Réserve naturelle, Lorraine, France, Encre de Chine, Paysage, All Over
Encre de Chine sur papier Moleskine – 13 x 21 cm
Réserve naturelle de Montenach (Grand Est – France)
Montenach, All Over, Emmanuel Henninger, noir, blanc, réserve, naturelle, biodiversité, refuge, photographie
Réserve naturelle de Montenach (Grand Est – France) – Photo: Emmanuel Henninger

Les forêts primaires traversent les frontières

Je suis de retour à Mulhouse pour quelques jours où j’ai eu la chance de présenter simultanément mes “forêts primaires de demain” des deux côtés du Rhin pour deux expositions!

La première à Freiburg im Breisgau à la Kunstscheune et la seconde à Mulhouse au Noumatrouff!

C’est donc aussi très symbolique pour moi d’avoir pu présenter mes travaux dans ces deux pays, avec deux cultures bien différentes et où l’approche environnementale n’est pas perçue de la même manière.

C’est aussi un temps qui m’est donné pour travailler la matière photographique accumulé durant ces deux premiers mois en Allemagne et de faire un premier point d’étape!

Mon parcours reprendra en début janvier 2020 avec une visite de la forêt de Hambach en Rhénanie du Nord-Westphalie.

Bonnes fêtes à tous! PAIX ET AMOUR!

Kunstscheune, Emmanuel Henninger, Urwald, Austellung
Vernissage Kunstscheune – Freiburg im Breisgau – 14.12.2019 (Photo: Oliver Kramer.)
Vernissage Kunstscheune – Freiburg im Breisgau – 14.12.2019
Kunstscheune, Freiburg, Emmanuel Henninger, Exposition
Vernissage Kunstscheune – Freiburg im Breisgau – 14.12.2019 (Photo: Oliver Kramer.)
Emmanuel Henninger, Freiburg, Exposition, Kunstscheune
Vernissage Kunstscheune – Freiburg im Breisgau – 14.12.2019 (Photo: Oliver Kramer.)
Kunstcheune, Freiburg
Vernissage Kunstscheune – Freiburg im Breisgau – 14.12.2019 (Photo: Oliver Kramer.)
Emmanuel Henninger, Kunstscheune, Freiburg, Austellung
Vernissage Kunstscheune – Freiburg im Breisgau – 14.12.2019 (Photo: Oliver Kramer.)
Emmanuel Henninger, Austellung, Exposition, Freiburg, Kunstscheune
Vernissage Kunstscheune – Freiburg im Breisgau – 14.12.2019 (Photo: Oliver Kramer.)
Emmanuel Henninger, Noumatrouff, Mulhouse
Vernissage Noumatrouff – Mulhouse – 20.12.2019
Emmanuel Henninger, Noumatrouff, Mulhouse
Vernissage Noumatrouff – Mulhouse – 20.12.2019
Emmanuel Henninger, Noumatrouff, Mulhouse
Vernissage Noumatrouff – Mulhouse – 20.12.2019